mardi 4 novembre 2008

Partie pour la vie? Non, pour la Bolivie!

La Paz, Bolivie
Le 8 novembre 2008
21h00

Après le Guatemala, en Amérique Centrale, me voilà enfin, ici, en Amérique du Sud et sur cet espace virtuel, pour vous raconter ma première semaine dans la capitale la plus haute du monde, La Paz. Quelle ville impressionnante et séduisante, malgré son côté bordélique. Il s'en dégage une telle énergie qu'il est presque impossible de ne pas se laisser envoûter par son rythme... par sa parabole. Une équation mathématique qui fait la force de la nature.











Le premier aperçu de La Paz coupe littéralement le souffle. Installée sur les parois et au fond de ce qui pourrait ressembler à une cuvette, la ville s'accroche à la gorge, et les rues grimpent en pente raide de tous les côtés. S’il arrivait de perdre son sens de l’orientation (ce qui n’est pas mon cas!), les citadins nous conseillent de redescendre vers le centre "économique" de la ville, qui se trouve au fond de la cuvette, là où il fait plus chaud et, pour regagner le Prado, le boulevard où toutes les rues aboutissent.

La partie la plus large du "Prado" ou 16 del Julio.




La très centrale Plaza del Estudiante, où se trouve la plus grande université publique de La Paz.




D'autant plus qu'on dit que les contraires s'attirent. Ce qui ne manque pas de séduire une Montréalaise à la recherche d'un peu de crasse et d'absence de contraintes. Mais ces odeurs et ce mouvement incessant sont loin d'enlever à cette ville sa singulière beauté!



Par temps clair, il est possible de voir le sommet enneigé du majestueux mont Illimani (6400 m). Étant donné l’altitude, il est possible de vivre trois saisons dans la même journée. Il est pratiquement impossible de se perdre à La Paz. Une seule grande artère la traverse en changeant plusieurs fois de nom (le Prado). Elle est construite sur le cours du Rio Choqueyapu qui est en grande partie souterrain.


DU HAUT DE MON BALCON

Le quartier San Pedro

Un des quartiers les plus animés de la ville. San Pedro est le quartier qui abrite le célèbre marché des Socières, les rues en pentes où se trouvent les tiendas d'artisanat, la prison San Pedro que le Lonely Planet qualifie d'unique au monde (je vous dirai pourquoi), le Mercado Negro, ainsi que les deux principaux marchés d'alimentation de la ville (qui sont toujours extérieurs dans le Sud).



Réellement, à La Paz, il faut prendre ses deux jambes à son cou pour traverser la rue. Non mais sans blague, il faut développer, si on ne l'a pas déjà, un caractère de fonceur pour se tracer un chemin à travers ce trafic de fou. Rien à voir avec la France, par exemple. Ici on conduit littéralement en klaxonnant, si un chauffeur trouve que celui qui le précède n'avance ou ne double pas l'autre assez à son goût, il ne se passe même pas une seconde avant qu'il lui fasse savoir. Le klaxon constitue un instrument beaucoup plus important que les freins, et il n'existe pas de code de conduite, ni de signalisations, au contraire il y a plutôt un code d'inconduite, indispensable à connaître, sinon gare à vous ....


Bien que le début du marché que vous apercevez sur cette photo s'étende sur plus d'un km2 vers les hauteurs de La Paz, le samedi cette rue est fermée pour accueillir d'autres commerçants.





Le quartier compte une grande population indigène, dont plusieurs vendeurs de rue, et l'animation règne en permanence



J'habite au troisième étage de l'édifice bleu.


Je m'auto-photographie!



Coutumes del Sur

Difficile pour nous, Nords-Américains, de retrouver nos habitudes : pas d'arrêts d'autobus, pas de caisses enregistreuses (tout, mais absolument tout se trouve sur le marché noir qui n'est pas illégal ici), tous les magasins ou presque se trouvent sur les trottoirs, même le cordonnier, les gens se saluent tout le temps en disant bonne journée, bon après-midi ou bonne soirée selon le moment de la journée. Pas évident d'adopter l'habitude de saluer les gens en entrant dans le mini-bus!

Autant en Amérique Centrale qu'en Amérique du Sud, nombreux sont ceux qui engagent des femmes à tout faire pour s'occuper des enfants et faire le ménage, la "muchacha" lave les planchers tous les jours, ne passent pas devant une table sans se souhaiter bon appétit, boivent du café distillé le matin et du coca-cola accompagné de leurs meilleurs plats, ne consomment pas vraiment d'alcool, à moins d'avoir envie de se saoûler, et mangent leur plus gros repas le midi.

POUR LES INTIMES
Une petite visite de mon appartement

Je partage cet apprte avec un Australien qui est arrivé au pays il y a quatre mois pour deux ans dans le but d'apprendre l'espagnol et de travailler en développement international. Cet édifice abrite Namaste (qui peut se traduire par "je salue le soleil qui se trouve en vous" et qui est aussi le nom de mon studio de yoga à Montréal), un resto végétérien, qui appartient à deux frères artistes "très cool" qui sont aussi propriétaires de l'édifice. Plusieurs étrangers habitent ces appartements, mais tous sont là pour un certain temps, alors parlent et vivent en castillan (espagnol).

Côté cuisine



Côté salon






Vue de l'entrée


Le balcon

2 commentaires:

Fibula a dit…

Hey ! Contente de retrouver tes aventures ! Tout va bien alors ? Une question que je me pose : avez-vous beaucoup entendu parler de l'élection de Barack Obama en Bolivie ?
Laetitia

Isolda a dit…

Oui, beaucoup, car c'était très important pour le président Morales de savoir de quel côté allait pencher le vote. Le gouvernement tente de reprendre les rênes du pouvoir sur son pays et de ne plus se faire dicter une ligne de conduite par les É.-U. La victoire d'Obama est donc de bon augure, même si la relation ÉU-Bolivie s'est dégradée avec la mise à la porte de l'Agence anti-drogue américaine juste avant l'élection.