dimanche 9 novembre 2008

Le coeur de mon voyage: la ropa!

La Paz, Bolivie
Le 9 novembre 2008
20h36


El Alto, la banlieue la plus importante de La Paz, peuplée à l'origine de campesinos et de migrants venus des quatre coins du pays, est aujourd'hui devenue une ville à part entière avec ses 650 000 habitants. Le Lonely Planet dit même qu'elle serait la capitale mondiale des Aymaras, la communauté indigène la plus répandue dans la région, avec une croissance de 5-6% par année.



Décidemment, avec ce regard, cette cholita ne nous souhaite pas la bienvenue, mais heureusement, elle était une exception!


Explorer le marché d'El Alto, la Feria del 16 de Julio, constitue définitivement pour moi une pièce stratégique du casse-tête du commerce de l'usagé. Il se vend de tout: des articles pour la maison, les enfants, des vêtements pour tous les âges, des jouets, des bicyclettes, des souliers, de la musique, de la quicaillerie, de la nourriture (pas recyclée toujours!) et même des pièces de voitures plutôt imposantes!

Toilettes publiques: plusieurs d'entre elles offrent aussi la douche.






Grâce à l'aide de mon ami Milka, le "fixeur" idéal en jargon journalistique, j'ai pu aborder une première fois les gens et leur poser quelques questions. Trois personne ont accepté que je revienne la semaine prochaine pour leur parler.


Les femmes à qui j'ai parlé aujourd'hui m'ont fait comprendre qu'il existait 3 niveaux d'acheteurs en gros de vêtements usagés, classés selon leurs moyens pécuniers, évidemment (!!) : ceux qui brassent des millions et qui importent directement des États-Unis (on l'appelle d'ailleurs pas son nom ropa americana!),ceux qui vont acheter pour plusieurs milliers de dollars et qui fournissent le transport jusque dans les grands marchés du pays, et ceux qui ont un pécule de 1000$-2000$ par mois pour se rendre à Iquique et acheter des ballots qui contiennent des vêtements de plus grande qualité. Les autres se sont des revendeurs.







Un petit creu? Toute la journée, mais encore plus en matinée, on trouve des saltenas chaudes, des chaussons boliviens fourrés à la viande, à La Paz, comme à El Alto.









Un exemple des restaurants que l'on retrouve dans les marchés, autant au Guatemala qu'en Bolivie : ici, ils servent autant à nourrir les travailleurs que les passants, mais dans certains marchés du Guatemala, ils étaient tellement peu invitant qu'il apparaissait évident qu'ils n'étaient fréquentés que par les commerçants.







Le contrôle des copies pirates, une utopie?





Reconnaissez-vous votre chandail?




Un morceau de melon d'eau?


Pause almuerzo avec mon ami Milka, journaliste indépendant et membre du c.a. de la Fédération des syndicats des journalistes de La Paz.



Pamela, la jolie cuisinière!


.... du Micharron de cerdo, un plât typiquement bolivien, de la couenne de porc, avec patates déshydrattées au soleil (d'où le noir) et maïs dur et blanc. Le tout arrosé de sauce piquante...et de coca-cola, évidemment!



Retour au travail!




Un tel ballot de vêtements usagés triés à partir du lieu d,origine, vaut environ 150$. Le prix varie en fonction de la qualité et du contenu évidemment!


Il neige à Alto, à 4000 m d'altitude, le temps change rapidement!






Retour à La Paz en mini-bus! Attention on descend!

5 commentaires:

Fibula a dit…

Tout ça est fascinant... Tu avances bien dans ton enquête on dirait ?
Laetitia

Marieneige a dit…

J'aime les récits...en plus avec les photos c'est génial! Tu sembles être au coeur de ton sujet. Au prochain récit, bisou.

Isolda a dit…

Oui pour ceux à qui je n'ai pas eu la chance d'expliquer ce que je faisais, l'objet de ma présence ici est de préparer des reportages sur le commerce des vêtements usagés (ropa usada). Je compte donc parcourir les points névralgiques de ce commerce en provenance des États-Unis que sont La Paz, El Alto, Oruro, les villes frontalières Chili-Bolivie et la zone franche d'Iquique au Chili.

Mélanie Robitaille a dit…

Chère Isolda,
C'est un grand coup d'émotion pour moi de retrouver El Alto comme si j'y étais encore! J'ai un souvenir très vif du marché (et de mon expérience marquante dans une des toilettes publiques), des gens, du chaos, des choses partout... Ah La Paz, si chère à mon coeur, si intense, si belle, si contradictoire, si vivante... Chanceuse, profite bien et bois un bon maté de coca à ma santé! Et salut aux foetus de lamas séchés.
Mélanie

Isolda a dit…

Merci Mélanie.
Tu as tellement raison!
La Paz, capitale des Andes, dégage une énergie insaisissable.
J'essaie d'en capter une petite partie et de vous la ramener!